ALKEBULAN
A la faveur de la premiè éditiion du festival Africain organisé à Conakry par la structure Kill Point Productions, deux jeunes rappeurs guinéens s’étaient rencontrés pour former le duo Appelé ‘‘ALKEBULAN’’. Constitué de Baraa-k (Naman Keita) et de Ham’s (Mohamed Saliou Sacko), ayant chacun dans sa besace, une experience vieille de 10 ans dans le mouvement Hip-Hop, le duo fut vite un potentiel sur lequel le staff de Kill Point Productions n’a pas hésité à miser. A l’occasion de la sortie de leur album intitulé ‘‘Pidji dhidhi’’ (deux choses) , Baraa-K et Ham’s nous ont accordé une interview.
Kill Point
Le groupe s’est donné pour vocation la dénonciation des travers de la société guinéenne. En 1999, au moment de élections présidentielles, le groupe a obtenu une commande de la CEE, pour écrire un morceau afin de sensibiliser la jeunesse à la démocratie guinéenne. Kill Point a pour particularité de faire de la musique strictement Hip Hop avec toutes les sonorités qui la valorise, et d’y ajouter une touche personnelle par l’utilisation d’instruments spécifiquement africains (kora, balafons, percussions...). Dans le souci d’être écouté par le plus grand nombre, les textes sont écrits dans des dialectes guinéens autant qu’en français ou en anglais. Stars dans leur pays, ils ne se sont produits que rarement en Europe, notamment à La Fiesta des Suds en octobre 2000 où ils ont enflammé le public, et ils ont renouvelé l' expérience le 26 octobre 2001 à Marseille, au Cabaret Rouge . Originaire de la banlieue de Conakry, KILL POINT est le fondateur du mouvement rap guinéen. Fondé voilà bientôt sept ans, par deux amis (Isaac’ O & prophet’ G), le groupe s’est enrichi de nouveaux talents au fil des années. Aujourd’hui, le Kill Point est structuré autour de ses 4 membres : Prophet Gee, Mooz Bee, DJ Moses & Kébé
Maciré Sylla
Conjugaison inouïe de la melopée mandingue et du groove des nouvelles générations, alliance étonnante du tempo funky avec les volutes jazzy de la flûte et les appels lancinants de la chanson sahélienne, la musique de l’artiste guinéenne Maciré Sylla est une explosion de joie, une tempête d’émotions.Nostalgies sahéliennes, cuivres trépidants, senteurs jamaïcaines, pulsions nerveuses à la façon urbaine, le répertoire de cette jeune femme belle et charismatique intègre l’héritage mélodique des cantatrices africaines avec les trouvailles rythmiques de la sono mondiale. Dans les textes de ses ballades remplies de poésie, se mêlent l’hommage à l’artiste disparu, la leçon de morale et la complainte amoureuse, dans un univers vibrant d’un expressionnisme vif en contagieux.http://www.djembe-fare.com/index.html


